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Document Audio/Vidéo : Veuillez écouter l’allocution de M. Jacques Gouvier ancien de la Première Armée. Il s’exprime lors de l’inauguration du Monument aux Morts en forêt de la Hardt en Alsace le 7 mai 2011.
Luc Demarchi.

Pour me joindre


 L’obélisque de Cernay – Haut-Rhin (Alsace)

Cérémonie de dévoilement des nouvelles plaques commémoratives.

Cérémonie de dévoilement des nouvelles plaques commémoratives.


Témoignage de M. François Gaudron

Mon Père, Jean GAUDRON a commandé comme Lieutenant la 7° compagnie du 1° RTM. du 11/11/1942 (fin de l’Opération Torch sur les plages de Port Lyautey-Medhya) jusqu’au 29/05/1944 (il a été sérieusement blessé quelques jours avant Rome).
Notre famille habitait au quartier des Mimosas à Port Lyautey.
J’ai retrouvé dans l’historique le nom des pères de nombreux petits garnements camarades de jeu. Tous ne sont pas revenus.

Je suis né en avril 1940. Mon Père Saint-Cyrien était de la même promotion (1933-35) que le GAR Jean SIMON, ancien Grand Chancelier de l’Ordre de la Libération qui lui avait été un des premiers à rallier la France Libre.
Il a débuté la guerre avec le 35 RI. Fait prisonnier il d’évada du Camp de Mailly.
Il fut affecté d’abord au 66 RI  puis au 1° Régiment de Tirailleurs Marocains.
Ma Mère et moi l’avons suivi: Marseille, Paquebot Sidi Bel Abbes, Oran. Parcours classique.
Il passa plusieurs mois dans le Rif (Ouezzane) face aux troupes de Franco.
Port Lyautey: Grande désillusion pour mon Père qui espérait prendre une section de voltige et qui fut affecté à la section de mitrailleuses de la 7° compagnie. C’est peut être ce qui lui a permis de ne pas se faire tuer lors du débarquement Allié sur les côtes d’Afrique du Nord.
Dimanche 8 novembre 1942: début de l’opération Torch. Le 1° Tirailleurs était en alerte sur les dunes de Mehedya. Il devait être relevé le 9 novembre. Ses trains de combat étaient déjà redescendus (j’ai rencontré en 1989 un colonel qui était le Sergent Fourrier de la 7 compagnie: « j’avais ramassé le samedi les munitions: j’ai laissé 5 cartouches par fusil et 15 par FM et mitrailleuse »; devant mon étonnement il a précisé » le lendemain il y avait tellement de morts qu’il suffisait de se baisser pour récupérer des munitions »).
Les contre attaques prévues à l’aube ont eu lieu dans les dunes en milieu de matinée.
Le Régiment a été pratiquement anéanti. Mon interlocuteur m’a dit: « le 11/11 jour de l’armistice votre Père commandait le 2° Bataillon », il a dû remarquer un petit sentiment de fierté dans mon regard car il a immédiatement précisés « vous savez il restait en gros une demie compagnie »
Mon Père a alors pris le commandement de la 7° compagnie à la tête de laquelle il a participé à la libération de la Corse (jusqu’à Bastia) puis à la campagne d’Italie jusqu’au 29 mai 1944 où il a été sérieusement blessé (quelques jours après sa compagnie défilait dans Rome).
Le 8/11/42 j’avais 2 ans1/2 mais j’ai des souvenirs très précis de ces quelques jours: notre maison au quartier  des Mimosas était à moins de 2 km des combats. Je cherchais à voir les obus tirés par la Marine Américaine sur la Forêt de la Mamora. Ma Mère a parfaitement entendu les clairons sonner le cessez le feu.
Dès le lendemain j’ai entendu « tu sais le Papa de… est mort ». Ce genre d’information j’en ai entendu jusqu’en 1945. A la fin de la guerre j’étais un des rares du lotissement à ne pas être orphelin de guerre (il n’y avait pas que de familles du 1° RTM dans le lotissement). Mon Père le 8 mai 1945 sortait juste de l’Hôpital Marie Feuillet de Rabat.
Mon Père ne m’a jamais vraiment parlé des combats de cette 4°DMM.
J’ai le petit historique du Régiment et les 4 tomes de l’Armée de la victoire de Paul Gaujac (mon Père y figure dans l’ordre de bataille de la campagne de Corse tome 1) et j’ai bien sûr consulté le JMO à Vincennes
J’ai écouté les souvenirs de ses camarades rencontrés plus tard et je suis allé me recueillir au Cimetière de Venafro au pied de Monte Cassino.
J’ai fait St Cyr, moi aussi, et j’ai eu comme Poireau (Général Commandant les Écoles) le Général Simon.
Au cours d’une carrière on ne peut plus banale  j’ai croisé en 1987 la fille d’un capitaine commandant de compagnie du 1° Tirailleurs tué à Dunkerque en 1940. Elle avait passé ces années de guerre dans un autre lotissement à Port Lyautey mais il n’y avait pas de contacts entre les familles des officiers tués en 40 et celles de ceux qui se feront tuer de 1942 à 45. Les lotissements étaient éloignés et le Service Social ne brillait ni par sa présence ni par son efficacité (témoignage de ma mère qu’on a laissée se débrouiller seule lors du décès de ma sœur âgée de 13 mois en septembre 1943). Heureusement il y avait les voisines…



Recherche de M. Marc Hernandez

Bonjour à tous,
Lors de la libération de la Corse, mon grand oncle, le sergent GIOVANNANGELI marcel est décédé et fait donc partie des deux sous officiers morts au combat.
Si une personne avait des détails sur ce décès, j’en serais ravi. Comme lui, je porte le même prénom et comme lui, j’ai embrassé la carrière militaire et j’aimerais vraiment avoir le plus de détail sur mon grand oncle.
Merci.
Cordialement.